> Catherine Plassart

Le réalisme magique de Michel Kirch.

 

"J’ai toujours cru a la possibilité d’un mystere sous-jacent qui rendrait dérisoires, ou du moins relatives, les pesanteurs du quotidien. De fuite au début, ce processus s’est transformé en quête. Il ne s’agissait plus de s’éloigner, mais au contraire de se rapprocher... Cet affut est ma respiration.” M. Kirch. La réalité à peine reconnaissable dans les photographies de Michel Kirch tient à quelques éléments de paysages que des noirs saturés et des blancs éblouissants dématérialisent. Des géométries muettes organisent des lieux devenus étranges. Dans ces géographies de l’oubli, on perçoit comme au jusant les ondes infimes de la fureur et de la violence du monde. L’homme minuscule et solitaire y cherche le calme et la paix tout en guettant un signe venu d’un ailleurs possible que légitimerait le besoin qu’il a de se sauver. L’instant s’inscrit délibérément dans la durée. Dans les Eveillés de Michel Kirch, l’attente et l’espoir s’installent dans des fictions au réalisme magique.

 

Catherine Plassart