New York Energy

A New York, on ose, tout semble permis une fois le cadre établi, les règles imposées.

Le débordement du cadre ne semble plus connaître de limites, tout en labélisant continuellement de nouvelles limites.

Ainsi du World Trade Center, vaste échangeur et coeur de l’économie mondiale. Ainsi du rayonnement artistique, ainsi du premier meeting pot à l’échelle planétaire, ainsi de l’innovation comme doctrine identitaire.

Alors les interactions infinies, les invraisemblables synergies, alliées à une imagination percutante, confèrent à la cité sa pulsation particulière. Tout semble vibrer, on est entraîné dans une danse énergétique qui catapulte ou écrase.

L’infini était la norme jusqu’au 11 Septembre 2001. Alors, en même temps que les tours du World Trade Center s’est effondrée l’illusion de la permanence et de l’infaillibilité de la Babel des temps modernes.

New York a repris sa vibration. En dépit de l’ombre et du fracas des symboles mis à terre… en dépit d’une crise économique, en 2008, aux effets pas moins dévastateurs.

La continuité prévaut, avec cependant l’idée de fragilité ponctuant désormais sa trop virile pulsation.

La féminité a enfin investi la cité, lui offrant, au delà du visage de sa finitude, l’humanité dans son humble condition.